Je me suis vraiment demandé ce quel était le rôle de ce secrétariat et je me suis senti déçu de le trouver moins virulent que pendant sa campagne...
Finalement, voilà comment je comprend sa politique :
C'est finalement la logique de la carotte et du bâton.
- Côté bâton, les pays qu'il dénonce : Iran, Birmanie, voire d'une certaine manière le Darfour. Il dénonce publiquement, régulièrement, mobilise la communauté internationale, mobilise sa secrétaire aux droits de l'homme, cherche les sanctions ou les actions...
- Côté carotte, les pays qu'ils veut encourager car ils s'engagent ou ont les moyens pour s'engager sur la voie des droits de l'homme : Russie, Chine, Libye... Il parle aux dirigeants des problèmes mais ne les dénoncent pas publiquement avec force. Il veut montrer que quand ces pays vont sur la bonne voix ils obtiennent des contrats, une reconnaissance sur la scène internationale, un engagement de partenariat voire d'amitié.
C'est simple et cohérent, et je pense que ça a toutes les chances d'être efficace. Mais ça limite l'éclat et la visibilité d'un secrétariat aux droits de l'homme... On se demande presque si c'est bien utile du coup.
Petit point sur ce qui est donc moins visible :
- Chine : avec le numéro 1 chinbois et le 1er ministre, il aborde : la peine de mort, la convention de l'ONU sur les droits civils et politiques, le régime de circulation des journalistes qu'il souhaite voir prolongé au-delà des JO...
- Russie : il a abordé 2 fois avec Poutine de : la Tchéchénie, la liberté de la presse, les manifestations d'homosexuels réprimées, les élections...