A propos de la libération des infirmières et du médecin en Libye, certains disent que la France a payé cher la libération de ces quasi-otages : 400 millions d'euros pour les familles des enfants touchés par le sida, des accords pour des hôpitaux, des accords militaires, un projet de centrale nucléaire...
Voici ce que j'ai compris :
- avant l'élection de Sarkozy, l'Europe avait accepté de payer 1 million d'euros par famille d'enfant contaminé par le sida (soit 400 millions). Le versement étant trop long, Sarkozy a fait appel au Quatar qui a gentillement avancé l'argent pour l'§UE.
- Sarkozy a fait pression personnellement, par téléphone, par Claude Guéant, puis par Cécilia, car il savait que c'était efficace devant Kadafi.
- il a fait pression politiquement pour faire de la libération des infirmière un préalable au "retour dans le concert des nations" de la Libye
- des accords militaires et autres (santé, centrale nucléaire...) étaient en préparation depuis longtemps. Il les a finalisés en posant en préalable la libération des otages. Ces accords ne coûtent pas vraiment à la France, ce sont plutôt des commandes qui rapportent à la France.
- dans la négociation, les infirmières ont du s'engager à ne pas porter donner de suite judiciaire à l'affaire...
Au final je trouve que payer 400 millions d'euros et acheter le silence des infirmières victimes est un compromis très lourd.
Certes, les sommes versées vont à des familles d'enfants touchés par le sida, et le déblocage de la situation va amener des commandes pour le France et l'Europe sans doute rentable...
Et la normalisation des relations avec la Libye permettra des avancés sanitaires dans ce pays et rend possible l'Union Méditerranéenne, ce qui a des conséquences humaines et politiques positives.
Mon pragmatisme me pousse au final à me réjouir du déblocage de la situation tel qu'il a été réalisé. Je ne suis pas sûr qu'on aurait pu faire bien mieux.
dimanche 2 septembre 2007
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