Dans les politiciens nationaux les plus honnêtes, je classe Borloo et Rocard dans les premiers, peut-être parmi d'autres.
Sarkozy, Royal, LePen et Bayrou sont pour moi loin derrière.
Dans un monde idéal on peut faire une campagne uniquement sur un projet et une philosophie, et les citoyens votent en toute conscience. Dans ce monde réel, il faut jongler avec les médias, les citoyens de tout niveau culturel, les attaques des adversaires, etc.
Faire le jeu des médias, simplifier jusqu'à la caricature son projet ou sa philosophie pour le passer en 3 mots retenables par tous... ça fait pour moi parti du jeu pour être élu à cette élection nationale (pas pour être candidat, hein, pour être au second tour et être élu).
Ce n'est pas un jeu que j'aime. J'aimerai que tout le monde s'en passe. Je comprends ceux qui ne souhaitent pas voter pour des gens qui se "salissent" autant. Le jeu de la démocratie, c'est qu'ils votent alors pour un candidat assez propre pour eux ou qu'ils ne votent pas. Je les respecte dans les 2 cas.
Personnellement, j'ai fait le choix de voter pour ce qui va être réalisé dans les 5 ans qui viennent (pour la France, l'Europe, les pays méditerranéens, l'Afrique, etc.). C'est mon choix de passer outre les attitudes de campagnes, les sauts d'humeur, les caricatures, et même les défauts des gens... dans certaines limites cependant (c'est un équilibre précaire !).
C'est certes du pragmatisme, mais un pragmatisme qui peut amener à ce que des choses soit faites pendant 5 ans, qui répondent enfin à l'urgence sociale, environnementale, politique, etc... Est-ce moins beau que l'attente de l'idéal qui laisse tout ça de côté jusqu'à la prochaine révolution ?
En tout cas je respecte les idéalistes, car il est bon de pousser les pragmatiques à être le plus ambitieux possible dans leur compromis avec la réalité.
mardi 3 avril 2007
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