Premièrement :
J'aurais voulu, bien sûr, bousculer davantage les conservatismes et les égoïsmes, pour répondre plus vite aux difficultés que connaissent certains d'entre vous.Il dit 2 choses :
- il reconnaît ne pas en avoir fait assez
- pour lui ce n'est pas la faute du politique, pas sa faute... mais celles des français et de leur conservatisme
Ce n'est pas nouveau, on sait depuis longtemps que Chirac pense que la politique ne peut pas grand chose, qu'elle doit jouer surtout sur les symboles. Il croit que la France souhaite ne pas être changée, et qu'il faut le faire doucement et sans dire qu'on va changer les choses.
Sarkozy pense l'inverse. Il pense que la politique peut et doit être forte, que les Français attendent le changement, mais qu'il faut leur tenir un langage de vérité et de pédagogie.
Deuxièmement :
Nous ne devons pas craindre les évolutions du monde.Ha oui ? Et qu'a-t-il dit de notre place dans la mondialisation ? De ce que c'était cette mondialisation ? Des dangers et des chances ? Des façons d'en profiter et de s'en protéger ?
Une absence du politique, une vide coupable à mon avis.
Troisièmement :
Et il faut le faire sans jamais brader notre modèle français. Ce modèle, il nous ressemble. Et surtout il est profondément adapté au monde d'aujourd'hui, si nous savons le moderniser en permanence.Voilà une belle phrase ! Ceux qui veulent garder notre modèle tel-quel y trouvent leur compte, ceux qui veulent le moderniser aussi... Voilà une façon de parler en politique dont je n'ai plus envie du tout. C'est la stratégie de l'immobilisme.
Qui s'incrit aujourd'hui dans ce type de discours ? Peut-être Bayrou. ça m'attriste, mais je crois qu'il s'inscrit vraiment dans cette façon de faire. Et c'est une des raisons qui me font dire qu'il a toute ses chances.
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