(un extrait d'un mail que j'ai envoyé à une amie)
Pour moi, le capitalisme c'est un système économique c'est tout. Ce n'est pas un projet de société, ça n'a pas de moral, de but...
Le problème, c'est que les politiques (qu'on a élus !) n'ont pas eu de projet de société. Ce qui est d'ailleurs peut-être lié ou favorisé par l'individualisme (défendue par exemple dans l'idéologie de mai 68, entre autres). Le projet de société n'est pas vendeur, n'est pas spectaculaire, est forcément un compromis par rapport à ses valeurs et convictions individuelles...
Bref, les politiques n'ont pas eu le courage de proposer un projet de société et de le réaliser, et les électeurs n'ont pas voté dans le sens d'un projet. Certaines personnes n'ont pas les moyens de s'informer et de choisir, et je les respecte. Certaines personnes ont les moyens de s'informer, de passer outre les acquis de leur milieu (la gauche c'est les gentils et la droite les méchants ; ou l'inverse ; par exemple) et préfère n'écouter qu'à une seule source et agir en se donnant bonne conscience et c'est tout.
Sans projet de société quel est le résultat : ceux qui avaient un projet économique (un projet de profits !) ont eu des moyens mondialisés pour les réaliser, sans règles morales ou si peu. C'est absolument inhumain et révoltant.
Pour moi le problème, ce n'est pas le système économique. On peut faire un projet de société aussi inhumain avec du communisme.
L'enjeu c'est le projet de société. On peut très bien faire un projet humain avec un financement capitaliste. On peut donner des règles sociales, environnementales, mondiales. On peut favoriser la création de richesses dans ce cadre et ensuite favoriser une répartition juste de ces richesses.
Certaines entreprises le font, certains pays vont dans ce sens.
Moi j'ai fait le choix de me battre dans le système, à mon petit niveau :
- je boycotte les OGM, Coca, MacDo, Nestlé, Danone, etc.
- j'achète bio, j'achète sur le marché (pas assez souvent d'ailleurs !). Je consomme peu, recycle, pollue du moins que je peux.
- j'ai monté une entreprise qui a pour objectif de se battre pour la liberté et l'éthique dans l'informatique, en faisant attention à l'écologie et aux salariés (bon, y'en a qu'un pour le moment :-) )
- je travaille et donc cotise aux services sociaux, participe à cette création de richesse qui servira (en particulier si les politiques suivent) à faire du service à l'humain (la sécu, la retraite, et bien sûr bien plus).
- je passe un temps fou à comprendre le monde, et à me laisser le moins possible berner par toute sorte d'information.
Je respecte ceux qui se battent contre le système.
Mais je suis réservé sur ceux qui se battent en profitant confortablement du système. Alors que d'autres moins débrouillards qu'eux galèrent.
C'est pour ceux qui ne savent même pas profiter du système actuel que je me bats. Et eux n'ont pas les moyens d'attendre une révolution. Et une révolution ça fait de toute façon du dégât. Je ne dis pas qu'il ne faut pas la faire, mais je sais que ceux qui la font et ceux qui ont des moyens trouveront leur place pendant et après la révolution. Pour les "petites gens" que je côtoie, je ne suis pas sûr que ce soit si évident.
Alors je fais ce que je fais aujourd'hui, dans mon boulot, dans des assos, dans ma façon de vivre et dans ma curiosité politique. Sans la reconnaissance de ceux qui se battent contre le système. Sans la reconnaissance de ceux qui abusent et aiment ce système. Pas toujours évident...
Pour moi, le capitalisme c'est un système économique c'est tout. Ce n'est pas un projet de société, ça n'a pas de moral, de but...
Le problème, c'est que les politiques (qu'on a élus !) n'ont pas eu de projet de société. Ce qui est d'ailleurs peut-être lié ou favorisé par l'individualisme (défendue par exemple dans l'idéologie de mai 68, entre autres). Le projet de société n'est pas vendeur, n'est pas spectaculaire, est forcément un compromis par rapport à ses valeurs et convictions individuelles...
Bref, les politiques n'ont pas eu le courage de proposer un projet de société et de le réaliser, et les électeurs n'ont pas voté dans le sens d'un projet. Certaines personnes n'ont pas les moyens de s'informer et de choisir, et je les respecte. Certaines personnes ont les moyens de s'informer, de passer outre les acquis de leur milieu (la gauche c'est les gentils et la droite les méchants ; ou l'inverse ; par exemple) et préfère n'écouter qu'à une seule source et agir en se donnant bonne conscience et c'est tout.
Sans projet de société quel est le résultat : ceux qui avaient un projet économique (un projet de profits !) ont eu des moyens mondialisés pour les réaliser, sans règles morales ou si peu. C'est absolument inhumain et révoltant.
Pour moi le problème, ce n'est pas le système économique. On peut faire un projet de société aussi inhumain avec du communisme.
L'enjeu c'est le projet de société. On peut très bien faire un projet humain avec un financement capitaliste. On peut donner des règles sociales, environnementales, mondiales. On peut favoriser la création de richesses dans ce cadre et ensuite favoriser une répartition juste de ces richesses.
Certaines entreprises le font, certains pays vont dans ce sens.
Moi j'ai fait le choix de me battre dans le système, à mon petit niveau :
- je boycotte les OGM, Coca, MacDo, Nestlé, Danone, etc.
- j'achète bio, j'achète sur le marché (pas assez souvent d'ailleurs !). Je consomme peu, recycle, pollue du moins que je peux.
- j'ai monté une entreprise qui a pour objectif de se battre pour la liberté et l'éthique dans l'informatique, en faisant attention à l'écologie et aux salariés (bon, y'en a qu'un pour le moment :-) )
- je travaille et donc cotise aux services sociaux, participe à cette création de richesse qui servira (en particulier si les politiques suivent) à faire du service à l'humain (la sécu, la retraite, et bien sûr bien plus).
- je passe un temps fou à comprendre le monde, et à me laisser le moins possible berner par toute sorte d'information.
Je respecte ceux qui se battent contre le système.
Mais je suis réservé sur ceux qui se battent en profitant confortablement du système. Alors que d'autres moins débrouillards qu'eux galèrent.
C'est pour ceux qui ne savent même pas profiter du système actuel que je me bats. Et eux n'ont pas les moyens d'attendre une révolution. Et une révolution ça fait de toute façon du dégât. Je ne dis pas qu'il ne faut pas la faire, mais je sais que ceux qui la font et ceux qui ont des moyens trouveront leur place pendant et après la révolution. Pour les "petites gens" que je côtoie, je ne suis pas sûr que ce soit si évident.
Alors je fais ce que je fais aujourd'hui, dans mon boulot, dans des assos, dans ma façon de vivre et dans ma curiosité politique. Sans la reconnaissance de ceux qui se battent contre le système. Sans la reconnaissance de ceux qui abusent et aiment ce système. Pas toujours évident...
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