Je pense qu'on aurait eu à l'UMP un candidat désigné par l'Etat major du parti, comme d'habitude. Ne voulant pas de rupture avec Chirac, mais affichant juste l'idée "d'aller plus loin".
Je ne pense pas que le candidat aurait fait autant pour le regroupement du parti autour d'un diagnostique, d'un projet, d'une équipe...
Aujourd'hui Nicolas Sarkozy rassemble du monde derrière lui grâce à son projet et à sa façon de faire et de parler...
Beaucoup d'adhésions au parti socialiste se sont réalisées par anti-sarkozisme.
Beaucoup de voix pour Ségolène Royal sont en fait des non à Sarkozy.
Quel électorat soutien aujourd'hui aujourd'hui le projet de Ségolène Royal ? Le projet du parti socialiste ? Si les médias expliquent pendant 6 semaines que Royal perdrait contre Sarkozy au second tour alors que Bayrou gagnerait, combien continuerait à la soutenir ?
Sans les pro-sarko et les anti-sarko, il resterait quoi de l'électorat de l'UMP et du PS ?
Il n'y aurait de place que pour un centre éventuel (et encore, Bayrou perse car il peut se distinguer d'un Sarkozy plus facilement qu'un Chirac...) et... les extrêmes.
Ce que je retiens donc :
- le PS en France est toujours aussi mal et faible
- l'élection se jouera entre les pro et anti sarko (sauf pour ceux qui ne le distinguent pas de Royal)
- sans Sarkozy, les 2 grands partis seraient sans doute au plus mal
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